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| La télévision a inspiré la troupe de Schoeneck. On retouve ainsi le dîner (de crise) presque imparfait... | Aïcha et Nudelstein montent sur scène: pas de doute la relève est assurée chez les Schlofkepp. | Petit détour par la ferme où une drôle de maladie atteint la basse-cour. |
Ce samedi soir, froid glacial 6°C, personne dans les rues blanches et verglacées. Aux abords du centre socioculturel de Schoeneck, règne cependant une certaine effervescence. Les retardataires se hâtent! 20h11, le rideau ne s'est toujours pas levé; les conditions météo y sont sûrement pour quelque chose. À 20h30 alors que seulement une petite vingtaine de places ne sont pas encore occupées le rideau se lève pour la deuxième représentation de la saison carnavalesque 2010 du groupe théatral de Schoeneck. D'emblée, Gaby annonce la couleur entre les Stiringeois qui font des économies, les Forbachois qui ne salent pas et les habitants de Rosselle qui n'ont plus de sel. Les spectateurs sont entraînés dans le rythme effréné des différents acteurs.
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Malgré la neige et le verglas, le centre socioculturel était plein comme un boeuf. Les carnavaliers ne manqueraient pour rien au monde une représentation des Schlofkepp. |
Avec des airs de compagnon d'Emmaüs, le docteur Bobo raconte les affres de la crise. Il est bientôt rejoint par Zitrone, qui a été licencié de la mairie par Popaul à qui il faisait de l'ombre. Nudel complète ce trio et voilà nos trois compères qui, par leurs facéties, leurs critiques ironiques mais gentilletes font oublier tous leurs tracas aux spectateurs. Frau Schnellfix rappelle son docteur préféré à son cabinet à cause de la grippe. Nous voilà parti dans la salle d'attente du cabinet médical qui, bien entendu servira de cadre au papotage des gens du village. Irma qui cherche toujours un bel homme, Clémentine, Kredel...
Aprés les zygomatiques, les spectateurs peuvent enfin se dégourdir les autres membres. Mais, pas le temps de soufller, le spectacle reprend ses droits. On assiste à un dîner de crise... presque imparfait.
Sur font de crise, des robots remplacent les hommes au travail. Mais ce sont les danseurs et danseuses qui auront bien mérité les applaudissements pour la rigueur de leur travail. Le docteur Bobo se déchène dans ses diatribes remplies de bon sens et parfois d'auto dérision,
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| Le Nudel est un personnage incontournable du spectacle. Flanqué du docteur Bobo et de Zitrone, il a passé en reve l'actualité de l'année. | Avec la grippe A, le docteur Bobo a de quoi faire! |
Une chose est sûre, pour un prix bien inférieur à une consultation, les spectateurs ont eu droit à une thérapie aux effets immédiats.
Le temps de faire la pause et de se restaurer, et c'est reparti. Aïcha et Nudelstein (la jeune relève), zwei arme Strossemusika, deux pauvres musiciens de rue ont bien du mal à joindre les deux bouts mais les parents sont là et vont les héberger. Le temps d'un clin d'oeil à Michael Jackson par les Maïkels, nous les retrouvons. La crise les contraint à vivre dans une seule pièce et à partager le même lit...
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| Le Nudel avait caché son argent avant la crise. Mais remettre la main sur ces 2000 € n'est pas chose facile... | Les robots remplaceront-ils demain les humains? C'est ce que sont demandés les plus jeunes danseurs de la troupe. |
Nudel nous fait vivre une scène digne d'Arpagon lorsqu'il recherche l'argent qu'il avait caché. Le temps d'une nouvelle scéance de gymnastique pour les spectateurs et Zitrone et Nudel, à la rue concoctent un repas gastronomique à leur façon. Encore une occasion d'apprécier le travail des danseurs et danseuses, un solo de Nudel et le rideau tombe.
Les spectateurs en rient encore aujourd'hui.
Paru le : 01.02.2010 (Forbach et environs)
Républicain Lorrain
Textes: Républicain Lorrain
Photos: Schlofkepp