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| Dans la famille Nudel, je demande le fils et la belle-fille, un sacré couple! | Zitrone et Nudel s'épanchent sur leurs vies, se moquent gentiment l'un de l'autre. | Le Docteur Bobo est "LE" personnage incontournable des Schlofkepp. |
"Heit Owet sin mir all wieda do fa se fotze, se signe un se lache. Die Schlofkepp mache ihr mechliches damit ihr die Sorge un de Huddel eemoll im Johr vergesse". "Ce soir nous sommes tous à nouveau là pour nous amuser, chanter et rigoler. Les Schlofkepp feront tout leur possible pour vous faire oublier vos soucis et tracas de l'année". Dès l'entame de la soirée, samedi à 20h11 au centre socioculturel de Schoeneck, les Schlofkepp ont donné le ton. Ce soir, pas le droit de broyer du noir. On a le droit de rire, et de rire de tout.
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| Les déménagements Albert Schnell sont à l'oeuvre. ils nettoient la scène à grands coups de balai. La première partie est terminée, mais pas la soirée... | Le rire est sans doute le meilleur remède contre la morosité ambiante. Autant dire que, désormais, les spectateurs des Schlofkepp sont vaccinés... |
Les premiers à entrer sur scène sont les déménagements Albert Schnell, qui manient les cartons avec dextérité mais meublent la mauvaise maison. Suit Mme Trodel Schnecke, femme aux moeurs légères qui fait l'objet des critiques bien attentionnées de ses commères de voisines. Pas le temps, de soufler et déjà le docteur Bobo, premier au Botz Office, raconte ses premiers amours, ses problèmes avec sa belle-mère. Au cours de la soirée, le public fait aussi la connaissance d'Aïcha qui aime bien boire, et de son volage Nudelstein accro du Viagra, avant que Zitrone, Nudel et le docteur Bobo ne rejouent un classique de cinéma, les Vieux de la vielle.
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Ringards, le carnaval et les Schlofkepp ? Pas du tout. La relève est assurrée avec les jeunes danseurs. |
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La pause permet aux spectateurs de reprendre leur souffle, tandis que c'est le coup de feu pour les membres du GTS chargés de la buvette et de la restauration. Et déjà, revoici sur scène la famille Nudel qui hérite d'un oncle Séraphin d'Amérique, héritage qui s'avère empoisonné. Le temps d'un aller-retour du rideau, on retrouve les deux épouses Nudel (la mère et la belle fille), mises à la rue, qui se lamentent sur leur sort. Les Sketches se succèdent, les danseuses se déhanchent et le public a mal aux côtes.
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Les Schlofkepp, c'est une institution. Samedi pour la première, la salle était bondée avec plus de 400 personnes. |
Une chose est sûre, pour un prix inférieur à une consultation, les spectateurs ont droit à une thérapie aux effets immédiats. Sans conteste une consultation en direct qui ne pourra avoir qu'un effet bénéfique pour la sécurité sociale.
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| Une soirée sans musique ne serait pas une vraie soirée. L'orchestre Clin d'Oeil a assuré l'ambiance. |
Tabou: C'est un mot que les Schlofkepp ne connaissent pas... Et quand il s'agit de faire une revue de l'actualité de l'année écoulée, tout le monde en prend pour son grade. C'est la troisième partie du spectacle, une des plus attendue. Et ils commencent fort, en sifflant la Marseillaise! Ah si le Raymond Dummamec maîtrisait aussi bien la "politique de l'autruche" que le mariage... Ce sont ensuite les oreilles des grands de ce monde qui sifflent. Personne n'est épargné: Obama, Sarkozy et sa poupée vaudou, Carla, une ministre qui "a fait un bébé toute seule". Même Ronsard est parodié avec un savoureux "mignone, allons voir si la rose qui de la discorde est la cause...". Mais pas de parti pris: Ségolène comme Martine seront servies!
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Une poupée vaudou, un président... Toute ressemblance avec des faits réels est volontaire! |
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Forcément, les Schlofkepp ont trouvé du grain à moudre avec les élections municipales de l'an dernier. Elles ont donné lieu à commentaires débridés: "hé! Wo is donn de Charlie..." Et c'est reparti, de Kali à Iznogoud, de Cadet Housselle au Val de Rosselle tout est repris et déformé, sujet à humour et ironie.
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Vers 2h20 du matin, le spectacle s'achève. Le mot de la fin: "Was ma nit dirfe schwetze das werd halt gesung!", "ce dont on ne peut discuter on le chante!" |
Paru le : 19.01.2009 (Forbach et environs)
Républicain Lorrain
Textes: Républicain Lorrain
Photos: Schlofkepp