Les Schlofkepp font du camping

"Heit Owet sin mir all wieda do fase fotze, se singe un se lache. Die Schlofkepp mache ihr meschliches damit Ihr die Sorge un de Hudell eemoll im Jahr vergesse". Une fois de plus, la troupe carnavalesque de Schoeneck a réjoui son public lors du spectacle de vendredi soir.

Ce soir nous sommes à nouveau tous là pour dire des bêtises, chanter et rire. "Les Schlofkepp feront tout leur possible pour vous faire oublier une fois dans l'année soucis et tracas", tel est le but affiché tant des acteurs, des chanteurs, des danseurs et danseuses, de l'orchestre, que des décorateurs, des régisseurs et techniciens, des coiffeuses, maquilleuses, habilleuses sans oublier les indispensables équipes du vestiaire, de la cuisine, du bar et du service en salle, qui oeuvrent pour le carnaval à Schoeneck.

Les joies du camping, tournés en dérision
par des Schlofkepp en grande forme.
Les scènes cocasses,
une spécialité de la troupe.

Rire à s'en décrocher les mâchoires, à gorge déployée, voilà une prescription que le docteur Bobo devrait généraliser. Le nelly ou la clarinette de Nudel lui ont causé quelques soucis alors qu'il s'entraine pour le Tour de France, mais une nouvelle fois sa pilule miracle a fait son effet. Mme Nudel après une longue marche chargée comme une mule sur le chemin de Compostelle peut enfin profiter d'un repos bien mérité au camping en vaquant aux tâches ménagères! Autre clin d'oeil au cinéma, Jacob Levy et ses cinq cousins de Jérusalem ont emballé le public, un certain Louis non pas l'aubergiste du village, mais Louis de Funès en serait resté coi.

Que dire de plus plus sans dévoiler aux futurs spectateurs les satires et les parodies de la vie locale dans lesquelles le maire et le curé (pas le nouveau mais l'ancien) comme de coutume ne sont pas épargnés, les villes alentours égratinées mais cela gentiment, le tout dans un esprit de franche rigolade.

Une véritable cure de rire pour le nombreux public qui a assité au spectacle de vendredi soir.

En tout cas, comme dans un certain village gaulois, tout se termine en chansons et les sept Schlofkepp enthousiasment le public sur les airs de Brassens, Renaud, des Frères Jacques et du folklore breton mais remaniés à leur façon. Par exemple en chantant Ich bin e aama Président qui gagne pas beaucoup d'argent... sur la mélodie de Monney, Monney.

Contrat rempli donc pour la troupe plébiscitée par le public, les privilégiés qui ont pu ou assisteront au spectacle ont droit à une vrai cure anti-morosité.

Paru le : 27.01.2008 (Forbach et environs)
Républicain Lorrain
Textes: Républicain Lorrain
Photos: Schlofkepp