Chaleur, bonne humeur et décoration festive. Telles sont les premières impressions des spectateurs qui se sont aventurés samedi soir, en famille ou entre amis, au centre culturel de Schœneck. L'édition 2006 des Schlofkepp est lancée depuis quelques jours déjà et incite les visiteurs à se fendre de rire avec la famille Nudel, qui organise sa "garden party".Sur scène, c'est l'euphorie. Une trentaine de marrants, âgés de 13 à 84 ans, se relaient pour distraire leurs invités et surtout pour se moquer de tout et de tout le monde. Après environs cinq heures de spectacle, on a mal aux joues et au ventre, tellement on a ri ! Samedi soir, la troupe théâtrale a de nouveau sévi. "Allez hop ! ", lancent les musiciens. Les lumières s'éteignent pour laisser place aux projecteurs. Comme le veut la tradition, il est 20 h 11 et le coup d'envoi des festivités est donné. Tout le monde frappe dans les mains. Près de 400 personnes ont passé la soirée avec les Schlofkepp. "Nous avons beaucoup de demandes et nous faisons souvent salle comble à l'avance. Les gens sont au rendez-vous chaque année", souligne Jean-Claude Berrard, le président depuis 1995. Cinq kappensitzung ont été programmées à Schœneck et deux autres à l'espace Rémy-Botz de Stiring-Wendel, en collaboration avec les vétérans du club de football. "Nous ne nous inspirons pas du carnaval germanique. Il s'agit plutôt de café-théâtre avec des mimes, des danses, des chants et beaucoup de satire !", ajoute Jean-Claude Berrard. Le tout en platt, pour ne pas faillir à la coutume.
Les deux premières parties sont composées de sketches, qui s'enchaînent en série. Un groupe de neuf danseuses anime également la soirée carnavalesque. Le rôle de Nudel, le chef de famille, est joué par le président. " Je suis le patriarche qui veut tout commander mais qui s'emmêle les pinceaux! Mon épouse Marie-Thérèse, mon fils Sébastien et ma belle-fille Jennifer interprètent leur propre rôle mais sous les traits de la famille Nudel ", explique-t-il. Les applaudissements fusent aprrès chaque roulements de batterie. Et même si vous ne comprenez pas très bien le patois, les mimiques des acteurs jouent le rôle de traducteur !
Autour de ce noyau évoluent différents personnages, le curé du village et sa bonne; l'aubergiste, Louis Cosanostra; Umberto, l'Italien de service; le docteur Bobo; Marie-Ange la dévergondée et Ferdinand, son naïf de mari; Albert Schnell qui tourne la broche où est placé le cochon; ainsi qu'un couple de petits bourgeois et un autre de paysans plutôt ridicules! "Nous nous inspirons de blagues, parfois de faits réels. Nos parodies relèvent aussi de l'autodérision !", continue Jean-Claude Berrard. Les convives de la famille Nudel arrivent peu à peu, apportant avec eux leur lot d'anecdotes et d ephrases croustillantes.
La troupe des Schlofkepp n'hésite pas à tourner en dérision les personnalités locales, régionales, nationales et internationales. La dernière partie, la plus attendue, est consacrée au chant. Sur des airs francophones connus, comme ceux de Jean-Jacques Goldmann ou du groupe Manau, les paroles ont été détournées, toujours au détriment des personnes citées.
En somme, une petite soupe faite maison dont les habitués aiment à se délecter!
Paru le: 06.02.2006 (Forbach / Environs)
Républicain Lorrain