Jean-Claude Berrard, le "Nudel" par excellence des Schlofkepp

"Les vacances aux îles Canaries", voilà le thème du spectacle donné par le groupe théâtral Les Schlofkepp, concocté pour carnaval 2004. Humour, parodie et surprises. Fous rires assurés. Rencontre avec la Nudelfamil, dont le chef est Jean-Claude Berrard.

"Les Schofkepp, c'est unique en France, du point de vue chants et parodies. C'est du café théâtre de A à Z, en platt. Rien à voir avec les traditionnelles Kappensitzungen. C'est notre carnaval à nous", insiste haut et fort Jean-Claude Berrard, président des Schlofkepp, qui toute l'année ne dort pas sur ses deux oreilles. Ce Schoeneckois est au courant de tous les cancans ou presque du village. Son calepin regorge d'histoires relevées d'humour, marinant parfois dans la satire. De quoi faire pâlir plus d'un personnage. Mais pas de quoi en faire une maladie. Il s'agit de parodies adaptées pour carnaval. "Le but de la soirée, c'est de s'amuser et d'amuser le public. Un public averti, car les Schlofkepp, une bande de copains, sévissent à Schoeneck depuis deux décennies". Et leurs soirées au foyer socioculturel ont le mérite de se dérouler à guichets fermés.

Le haut du crâne dégarni, les cheveux gris bouclés, en bataille sur les côtés, le regard scrutateur au-dessus de ses petites lunettes, sourire un peu moqueur aux lèvres, Jean-Claude Berrard, aime glisser dans la peau de son personnage farfelu, "le Nudel", patriarche, "de Herr" de la Nudelfamil. Et quelle famille, avec son épouse Marie-Thérèse, baptisée s'Clémentine, son fils Sébastien: le p'tit Nudelseb et sa brue Jennifer: s'Djamela Aïcha Schmitt. Du délire! Surtout que les Schlofkepp présentent cette année une parodie de leurs vacances aux Canaries, où ils rencontrent le docteur Bobo et sa bonne Mathilde. Aventures et mésaventures, ingrédients des sketches de la Nudelfamil and compagnie régalent les spectateurs.

Jean-Claude Berrard se moque de lui-même. "J'écris les textes. Ma source d'inspiration c'est la vie des villageois. En tant que conseiller municipal, je suis au courant des potins. J'aime que les gens se reconnaissent sur scène". Les saynètes mettent de l'ambiance. "Une ambiance qui monte encore d'un cran grâce aux chants, 90% en français pour 10% en platt, de mon ami Gabi, Gabriel Bastian, auteur compositeur interprète. Des instants de bonheur, rehaussés de danses, de mimes". De quoi amuser la galerie!

Paru le: 08.02.2004 (Forbach / Environs)
Républicain Lorrain
Texte: Républicain Lorrain: E.K.
Photo: Républicain Lorrain